Sécurité du revenu

Depuis 2008, la production bovine a subi un déclin de 30 % à 50 % selon les différents secteurs de production. Les causes peuvent être multiples, mais les plus évidentes sont les hausses très importantes du coût des aliments et une concurrence de la part des productions céréalières. Plus récemment, les variations sans précédent du prix de marché des bovins ont contribué à exacerber le niveau de risque relié à la production bovine.

Du même souffle, d’importantes opportunités de développement s’offrent aux producteurs de bovins notamment par le lancement du programme Bœuf Québec.

Le Québec dispose d’un important territoire fourrager lui permettant d’accueillir de nouveaux producteurs. La production bovine est d’ailleurs parmi les rares productions où il est encore possible de démarrer à petite échelle, tout en travaillant à l’extérieur de l’entreprise. Par contre, même si la filière bovine occupe tout le territoire agricole québécois et que son développement entraine des retombées économiques importantes dans toutes les régions, il faut comprendre que les producteurs déjà établis ont également besoin d’un accompagnement financier de l’État afin de réaliser de nouveaux investissements productifs pour accroître leur rentabilité.

Demandes au MAPAQ et à la FADQ

Malgré tous ces constats, les producteurs de bovins du Québec ont formulé certaines demandes au MAPAQ ainsi qu’à la Financière agricole du Québec soit :

  • De mettre en place des programmes d’investissement et d’accompagnement pour relancer la production bovine québécoise (soutiens technique et financier aux entreprises et en amont (enseignement, recherche, transfert de connaissances, etc.);
  • De réactiver le Programme d’amélioration de la productivité des entreprises bovines (le PAPEB);
  • De mettre en place des programmes adaptés à une clientèle qui voudrait démarrer en production bovine à temps partiel;
  • De bonifier les programmes de sécurité du revenu en donnant suite immédiatement à l’ensemble des recommandations du Groupe de travail sur la sécurité du revenu, d’accroître leur flexibilité en prenant davantage en compte les spécificités de chaque secteur de production et en offrant une protection accru contre les risques du marché (ASRA semestrielle, trimestrielle voire hebdomadaire dans certains secteurs, programmes collectifs de contrats à terme, etc.);
  • D’abolir les paliers de contribution de l’ASRA dans tous les secteurs de la production;
  • De réactualiser le calcul du salaire de l’ouvrier spécialisé;
  • D’apporter les correctifs nécessaires au programme d’ASRA pour assurer une couverture adéquate du travail de l’exploitant, de même que pour assurer, à terme, une réelle rémunération de l’avoir propre des entreprises.