Coup d’œil

Grâce à l’importance du secteur laitier et celle du secteur de bovins de boucherie, le Québec peut compter sur un nombre considérable de bovins qui, lorsque l’heure de la retraite a sonné, sont vendus à l’abattoir pour leur viande. Ces bovins, qu’on appelle bovins de réforme, produisent une viande de qualité, principalement du bœuf haché, qui est destiné, entre autres, aux chaînes de restauration rapide. Le Québec comptait un cheptel de 581 000 vaches en production, 12 400 taureaux et 175 600 génisses de remplacement lors du dernier recensement en 2011.

Registre des sorties

Le registre des sorties est un nouvel outil simple et pratique pour préparer le départ de vos bovins de réforme et vos veaux laitiers vers l’encan. Facile à utiliser et d’un format compact, il a été développé par les Producteurs de bovins du Québec pour les producteurs.

Au fil des ans, la viande de bovins de réforme s’est taillée une place enviable à l’échelle nationale et sur les marchés d’exportation. La qualité du cheptel, les systèmes de traçabilité et d’inspection à l’abattoir sont autant d’atouts qui ont permis aux producteurs du Québec d’augmenter la valeur commerciale de leurs animaux.

Les bovins de réforme

Lorsque ces bovins sont réformés, ils sont commercialisés pour la viande. Ces bovins, qu’on appelle bovins de réforme, produisent une viande destinée, entre autres, à la transformation en bœuf haché pour le marché du détail et en produits à valeur ajoutée pour les secteurs de la restauration et des plats préparés.

Les bovins de réforme sont commercialisés dans les encans d’animaux vivants pour ensuite approvisionner les abattoirs et boucheries québécois, le marché ontarien ou pour l’exportation vers les États-Unis.

La viande maigre provenant des vaches de réforme est recherchée par les acheteurs et la traçabilité des bovins du Québec est un avantage pour le développement de nouveaux marchés.

Les veaux laitiers

Les veaux laitiers mis en marché sont achetés par les producteurs de veaux de lait ou de veaux de grain afin d’être engraissés. Certains veaux non conformes pour l’engraissement peuvent être aussi abattus pour la viande.

Pourquoi réforme-t-on les animaux?

Les bovins sont réformés majoritairement lorsque leur vie active en production laitière ou de veaux de boucherie (période productive terminée) est terminée. Les animaux peuvent aussi être réformés à la suite d’un problème de reproduction (difficulté à se reproduire). Les producteurs de lait ou de veaux de boucherie doivent donc remplacer ces animaux par d’autres leur permettant de réaliser la production requise pour leur entreprise. C’est à ce moment que les bovins sont réformés donc, qu’ils sont sortis du troupeau et de l’entreprise. Les bovins ont ainsi une seconde utilisation leur permettant d’être valorisés sur le marché de la viande.

La fonction première d’une vache laitière consiste à produire du lait! Mais saviez-vous qu’au terme de sa vie active, lorsqu’elle ne sera plus apte à donner du lait en quantité suffisante, la vache laitière connaîtra une « seconde vocation »? Elle sera alors réformée. Elles le sont généralement vers l’âge de 5 à 6 ans. Au Québec, on réforme annuellement environ 70 000 vaches laitières.

Le même scénario s’appliquera au secteur des bovins de boucherie. Même si la mission première de la vache de boucherie consiste à allaiter un veau de boucherie (veau d’embouche) à chaque année, quand l’heure de la retraite sonnera vers l’âge de 7 à 10 ans en moyenne, la vache de boucherie sera, elle aussi, vendue à l’abattoir pour sa viande. Les taureaux en fin de carrière sont aussi réformés. Environ 20 000 vaches de boucherie sont réformées annuellement dans la province.

En décidant de se départir des animaux en fin de cycle pour les remplacer par de plus jeunes bêtes, les producteurs s’assurent le renouvellement de leur cheptel. Cette rotation permet également d’améliorer le bagage génétique de leur troupeau.

Pourquoi vendre les veaux laitiers?

Les vaches laitières doivent donner un veau afin d’être en lactation et produire ainsi le lait destiné à la consommation. Les producteurs laitiers décident ce qu’ils vont faire avec les veaux issus des vêlages soit :

  • Les conserver dans le troupeau de l’entreprise en vue de devenir une vache laitière lorsque ce sont des femelles jugées aptes à la production laitière;
  • Les commercialiser pour aller à l’engraissement en veaux de boucherie pour la majorité des mâles et pour les femelles inaptes à la production laitière.

Le saviez-vous?

  • Au Québec, 91 700 bovins (laitiers et de boucherie) réformés produiront plus de 65 millions de livres de viande de bœuf. Les ventes annuelles sont d’environ 96 M$.
  • Les Québécois consomment en moyenne 35 lb (16 kg) de bœuf haché par an.
  • Les hamburgers de votre chaîne de restauration rapide préférée, le filet mignon de la brasserie du coin ou le pâté chinois de la cafétéria de votre enfant ont un point en commun : ils sont probablement cuisinés avec de la viande provenant de vaches de réforme du Québec.