Gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz d’origine naturelle ou libérés par les activités humaines qui isolent l’atmosphère terrestre. Ils contribuent au réchauffement global de la planète et aux changements climatiques. Les principaux GES sont le gaz carbonique (CO2), l’oxide nitreux (N20) et le méthane (CH4). L’agriculture, avec environ 10 % des émissions totales, produit moins de GES que plusieurs autres secteurs tels le transport et l’industrie. Toutefois, les activités agricoles demeurent une source appréciable de GES pour lesquels il existe des possibilités de réduction. Qui plus est, plusieurs méthodes de réduction des émissions de GES à la ferme sont aussi des méthodes qui améliorent l’efficacité à la ferme (efficacité alimentaire, gestion améliorée des fumiers et des pâturages, implantation du travail réduit du sol) tout en contribuant au développement durable de l’agriculture.

Les entreprises bovines participent à la réduction des émissions de GES par une bonne gestion des prairies et pâturages et par une régie alimentaire rigoureuse. Consultez les fiches sur la réduction des émissions de GES par la gestion des prairies et pâturages et sur la réduction des émissions de GES par la régie alimentaire des bovins pour découvrir comment les producteurs y parviennent. Pour constater qu’il est possible, par des pratiques simples et concrètes, de réduire les émissions à la ferme, consultez les témoignages de producteurs qui ont comparé leurs anciennes pratiques agricoles avec les nouvelles et ont réalisé qu’ils pouvaient réduire leurs émissions de GES.

Le saviez-vous?

  • La digestibilité des aliments est le facteur le plus déterminant de la quantité de méthane produite par le rumen du bétail de boucherie. Plus les aliments sont digestibles, moins élevée est la quantité de méthane émis par livre d’aliment mangé.
  • La réduction de la période d’hivernage en enclos, en prolongeant la saison de paissance (pâturage en bande, mise en réserve des herbages), peut réduire le potentiel d’émission de gaz à effet de serre associés à l’accumulation de fumier et peut également réduire le coût des combustibles ainsi que les émissions de GES durant le transport et l’épandage du fumier.
  • Les sols sous un fourrage vivace et les pâturages peuvent emmagasiner des quantités considérables de carbone. L’augmentation de la matière organique des sols de pâturage par la planification des pâturages libres et une bonne gestion des pacages améliorent également la productivité des pâturages.
  • L’incorporation d’une légumineuse dans le pâturage ou les champs de fourrage peut augmenter la digestibilité et la productivité du fourrage, réduisant ainsi les émissions de GES par le bétail en pâturage. La capacité de fixation de l’azote des légumineuses peut réduire l’application d’azote et conséquemment les coûts, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre associés aux fertilisants.
  • Les bandes riveraines saines peuvent séquestrer ou emmagasiner des quantités considérables de carbone dans le sol.
  • Les arbres des brise-vents peuvent retirer des quantités considérables de dioxyde de carbone de l’atmosphère et l’emmagasiner dans le bois et les racines au cours des ans.
  • L’ajout de graines oléagineuses comestibles telles que le tournesol ou le canola aux rations peut altérer l’environnement du rumen et réduire les émissions du bétail de 10 % à 24 %.